Témoignage sur la certification

Philippe Girard détient une triple certification viticole environnementale et a été précurseur en la matière : Les certifications concernant sa propre exploitation (VDC + HVE 3A) en 2015 et la certification phyto pour son activité de prestataire viticole depuis 2017.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour vous lancer dans une démarche de certification ?

Concernant la qualification VDC sur la société de prestations, je pense que c’est un des axes pour amener un maximum d’exploitations dans une démarche de progrès, puisqu’il y a de plus en plus d’exploitations qui font appel à leurs services. C’est ce qui m’a permis justement de faire certifier l’exploitation de mes cousines dont nous gérons tous les travaux de l’année. Pour les certifications de mon exploitation, je les ai réalisées pour valider des pratiques que j’avais mises en place depuis plusieurs années, et aussi pour inciter les autres vignerons champenois à aller vers de nouvelles pratiques plus vertueuses pour l’environnement.

Comment s’est déroulé l’audit ?

Pour la première certification HVE / VDC de l’exploitation, Socofret n’existant pas, nous avons fait appel à une autre société. Pour les renouvellements, nous avons préféré travailler avec Socofret, un cabinet local compétent en la matière, qui a repris le suivi de l’exploitation et a qualifié la société de prestation, avec lequel tout s’est bien passé.

Petite particularité de notre premier audit de certification de l’exploitation, notre cabinet comptable CDER était présent pour se former et ainsi pouvoir accompagner les vignerons par la suite. Pour l’audit de qualification de la prestation, il n’y a pas eu d’inconnu (approximativement les mêmes démarches que pour les certifications de l’exploitation).

Aviez-vous des appréhensions ?

Du tout car nous étions la deuxième exploitation à être certifiée VDC et HVE3 dans l’AOC Champagne. Nous n’avions rien à perdre, plutôt à y gagner ! Du coup pas de stress.

Comment vous êtes-vous préparé ?

Il n’existait pas d’accompagnement à l’époque, ni de pré-audit : nous nous sommes préparés seuls mais consciencieusement.

Recommandez-vous la certification à d’autres exploitants ?

Bien sûr, mais je pense de toute façon qu’ils n’auront pas beaucoup le choix dans l’avenir.  L’idée première est de mettre en mouvement les vignerons pour qu’ils se rendent compte par eux même que l’on peut toujours s ‘améliorer et qu’ils soient satisfaits des progrès qu’ils ont mis en place. C’est de cette façon que nous arriverons à un résultat. Si tu as envie de t’améliorer ça va tout seul.

Que vous a apporté la certification ?

J’aime assez tester des choses et évoluer dans mon métier, la certification m’a apporté la validation des pratiques que j’avais mise en place depuis déjà pas mal d’années. Elle ne reste pas une fin en soi car je continue toujours à vouloir m’améliorer, j’ai démarré avec l’arrivée de mon fils une nouvelle étape avec une conversion en Bio depuis deux ans.

Etes-vous satisfait de la certification établie par Socofret ?

Oui

Voyez-vous des points qui pourraient être optimisés ?

  • Si c’est possible, réaliser en même temps les renouvellements HVE/VDC avec les agréments prestataire phyto, pour éviter les décalages et trop de redondance.
  • Alléger à l’avenir un peu plus l’administratif que ces démarches impliquent et se concentrer plus sur la technique, qui elle fait vraiment évoluer les pratiques

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